Le Blob volera-t-il la vedette à Macron ? Par Olivia Recasens

Lui aussi est un adepte du « Ni Ni ». Ni animal, ni plante, ni champignon, le « blob » – Physarum polycephalum pour les scientifiques – est un être vivant composé d’une unique cellule mais géante, 10 centimètres carrés en moyenne. Le blob est gluant et « en même temps » communiquant, solitaire et en même temps social, bisounours et en même temps cannibale. Avec son look d’éponge et bien que dépourvu de cerveau, il est non seulement capable d’apprendre mais aussi de transmettre ses apprentissages à un congénère, simplement en fusionnant avec lui. Le rêve !

Physarum polycephalum

Audrey Dussutour, qui l’étudie, au sein du Centre de recherches sur la cognition animale CNRS/Université Toulouse Paul Sabatier à Toulouse, vient de lui consacrer un livre, paru dans la collection sciences que je dirige aux Editions Les Equateurs. La chercheuse, également spécialiste des fourmis, y raconte les prouesses de ce phénomène biologique qui sait optimiser ses parcours mieux qu’un GPS (de taxi), trouver la façon parfaite de se nourrir, et cicatriser en un temps record. Autrement dit c’est un champion de la longévité.

Editions Les Equateurs. Essais Sciences.

Contrairement à ce qu’on aurait pu craindre, le blob est parfaitement inoffensif,  même s’il a excité l’imagination des scénaristes.

Beware ! The Blob, réalisé par Larry Hagman, 1976.

Avec tout ça, pas étonnant que “Tout ce que vous avez voulu savoir sur le blob sans jamais oser le demander,” se taille déjà un beau succès. 

Le JDD du  15 mai

Et puis ça change un peu de la politique…

Olivia Recasens

Conseillère éditoriale pour tous les développements (éditions, magazines et numérique) du pôle Culture et Connaissance au sein du groupe Humensis

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