Changer le régime ou changer les hommes Par Didier Raoult  

 

L’élection présidentielle a été un révélateur du malaise français. Un malaise qui s’aggrave. 

La France, comme tous les pays occidentaux, connait une situation favorable et meilleure que dans le passé, même si comparée au reste du monde, elle se révèle inférieure. Le déclin existe mais de façon relative. 

Pour retrouver l’optimisme et l’énergie qui nous manquent, il nous faudrait déjà retrouver l’estime de nous même. Les élections depuis longtemps reflètent ce tâtonnement. 

Nous hésitons entre le retour à la grandeur de la France, une histoire fantasmée dont les thuriféraires ont paradoxalement peu de racines hexagonales, qu’il s‘agisse des politiques (Nicolas Sarkozy et Manuel Valls) ou des personnalités médiatiques (Eric Zemmour et Alain Finkielkraut). Cette nostalgie laisse une impression de malaise. L’autre choix parait être celui d’une adaptation subie aux évolutions du monde par le prisme de l’Europe

L’aventure française dont nous portons le deuil est héroïque, créative, offensive, pleine de bruit et de fureur. Ceci explique le renvoi des ci-devant gouvernants, le goût pour le panache d’un Jean-Luc Mélenchon au programme surréaliste, l’élimination de deux ex présidents et deux ex premiers ministres. Nous ne nous pouvons pas nous contenter d’être absents de l’Histoire.

Sans la grandeur, la France peut atteindre des degrés de médiocrité, comme disait… De Gaulle. 

 

Olivia Recasens

Conseillère éditoriale pour tous les développements (éditions, magazines et numérique) du pôle Culture et Connaissance au sein du groupe Humensis

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